Cahier de presse

 

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Page 16 - LA NOUVELLE30 juillet au 5 août 2003

La vision de Grand Nord de Claude Roussel

Il crée des inukshuks à partir de pierres

Claude Roussel privilégie l’art de Grand Nord avec ses inukshuks, à partir de son atelier sherbrookois.

 Alain Bérubé

 

PHOTO DE IMACOM

 

Bien qu’il n’ait jamais mis les pieds dans le Grand Nord, Claude Roussel est imprégné de cette culture. À partir de pierres, il réalise avec brio des inukshuks miniatures, symboles d’une culture plus que millénaire.

Le mot « inukshuk » signifie en Inuktituk « celui qui ressemble à une personne ». Ces sculptures de pierres représentent donc un être humain. Elles servent souvent de point de repère et d’aide lors de la chasse aux caribous. Pour le peuple inuit, c’est aussi un signe d’amitié, d’entraide et de solidarité.

« Les inukshuks représentent aussi bien le Canada que la feuille d’érable comme symbole national. On peut en voir sur un timbre de Postes Canada », note Claude Roussel.

Mais pourquoi ce conseiller en relations industrielles s’est-il intéressé à cette forme d ‘art, lui qui a les pieds bien ancrés à Sherbrooke?

« J’ai toujours été ouvert aux autres cultures. Un jour, un ami m’a fait remarquer qu’un amas de pierre dans ma cour était en fait un inukshuk et depuis deux ans, je raffine ma technique. J’en ai réalisé plus de 400 dans mon atelier jusqu’à maintenant », répond-il.

 Une touche personnelle

Bien que Claude Roussel respecte l’esprit entourant les inukshuks, il y ajoute sa propre touche. Ainsi, les roches remplacent les pierres de savon et la taille se fait plus petite, soit environ 15 centimètres de hauteur en moyenne.

 

« J’y mets comme signature une petite pierre au sommet de la sculpture, qui sert ainsi de chapeau. C’est en quelque sorte une protection, un porte-bonheur », commente l’artiste.

Claude Roussel aime aussi de temps à autres construire des inukshuks de grandeur nature, toujours en harmonie avec la technique ancestrale des Inuits. Bref, il s’amuse follement dans cette forme d’expression, espérant susciter l’intérêt un peu partout.

« Déjà, une boutique sherbrookoise, Cadeaux cadeaux, vend mes sculptures. Des gens viennent également chez moi afin de s’en procurer. J’ai aussi fait une percée à Montréal et à Québec. Et avec mon adhésion au sein du Regroupement des artistes des Cantons de l’Est (RACE), je souhaite me faire un peu plus connaître », raconte-t-il.

M. Roussel caresse toujours le rêve de se rendre au Grand Nord un jour, question de vivre encore plus cet amour de la culture amérindienne. « Pour le moment, je réussis à concilier ma vie professionnelle et ma passion pour les inukshuks. Lorsque je prendrai ma retraite, nul doute que cette forme d’art prendre beaucoup d’importance », confie-t-il.

 

 

 

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