Cahier de presse

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La TribuneSamedi 22 juin 2013 

Un inukshuk pour la Maison Aube-Lumière

Camille Dauphinais-Pelletier

La TribuneSamedi 22 juin 2013 

Un inukshuk pour la Maison Aube-Lumière

Camille Dauphinais-Pelletier

SHERBROOKE — Claude Roussel travaillait sur un chantier de construction sur le terrain du CHUS lorsqu’il a aperçu l a grosse roche devant la nouvelle Maison Aube-Lumière. « Je trouvais qu’il y avait quelque chose à faire là », dit le sculpteur, qui a donc offert à la Maison d’ériger un inukshuk, sa spécialité, sur le rocher en question.

M. Roussel explique que ces pierres empilées d’une façon bien particulière servaient autrefois de point de repère pour les Inuits, et que maintenant, elles se veulent un symbole d’amitié, d’entraide et de protection. « Ça cadre complètement avec le slogan de la Maison : Entourez- vous d’amour », dit-il. Ce qui était censé se résumer à un grand i nukshuk juché sur la pierre est devenu une oeuvre plus vaste. «JeanPaul Longchamp, de chez Construction Longer, qui a un chantier juste en face, m’a amené plusieurs pierres », explique M. Roussel. Celui- ci raconte qu’il ne pouvait pas se résoudre à se débarrasser de celles, trop rondes, qui ne pouvaient pas faire partie de la structure en tant que telle, et a modifié ses plans en cours de route.

 

C’est une oeuvre très forte sur le plan du symbolisme qui en a résulté. Un petit inukshuk sur le côté gauche de la pierre représente un être en santé qui apprend qu’il est atteint d’une maladie incurable, et les pierres du bas représentent son cheminement vers l’inukshuk principal, qui évoque le passage vers le monde spirituel.

« La Maison Aube-Lumière a une vocation de prendre soin des malades et de les amener vers une autre vie, spirituelle », explique M. Roussel. L’oeuvre est complétée par 12 pierres rondes qui représentent les 12 résidents de la Maison. Si les inukshuks tiennent normalement en équilibre grâce à la disposition des pierres, celui- ci a été
cimenté pour éviter que quiconque se blesse avec les pierres très lourdes.

Le don de M. Roussel se rend même jusqu’à l’intérieur de la résidence. Dans chacune des
chambres, une sculpture sur bois de cèdre représente un inukshuk faisant le lien entre la terre et le ciel. « Ça correspond à ce qu’ils vivent », conclut M. Roussel.

Un aménagement paysager sera réalisé autour de l’oeuvre tout au long de l’été.

 
 

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